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Les vingt et un conciles œcuméniques de l'histoire chrétienne.

 

1 PRÉSENTATION

Les conciles œcuméniques représentent le rassemblement de tous les évêques de l'Église à l'initiative du pape, le but d'un concile est en général de fournir une explicitation de la Révélation chrétienne et de faire une élaboration théologique collégiale de la foi chrétienne.

Le mot « œcuméniques » désigne universels. Un concile réunit tous les évêques du monde entier, il représente la plus haute autorité de l'Église. Le pape doit convoquer le concile, le présider lui-même ou le faire présider par un de ses légats. Il peut le transférer, le suspendre ou le dissoudre. Il doit également en approuver les décrets. Si le pape refuse le crédo , alors le crédo ne sera pas accépté par le concile. Les actes du concile revêtent un caractère d'infaillibilité s'ils concernent la définition d'une vérité de foi. Le pape choisit les sujets de discussion du concile, mais les évêques peuvent proposer d'autres avec son approbation bien sur .

Les églises diverges sur les conciles reconnus , en effet :

  • L'Église catholique reconnaît vingt et un conciles œcuméniques.
  • L'Église orthodoxe ne retient que les huit premiers conciles qui sont avant la séparation de l'Église d'Orient et d'Occident en 1054.
  • les Églises protestantes et l'Église anglicane ne reconnaissent que les quatre premiers conciles.

 

ANNÉE CONCILE ŒCUMÉNIQUE
325 Concile de Nicée I
381 Concile de Constantinople I
431 Concile d'Éphèse
451 Concile de Chalcédoine
553 Concile de Constantinople II
680-681 Concile de Constantinople III
787 Concile de Nicée II
869-870 Concile de Constantinople IV
1123 Concile de Latran I
1139 Concile de Latran II
1179 Concile de Latran III
1215 Concile de Latran IV
1245 Concile de Lyon I
1274 Concile de Lyon II
1311-1312 Concile de Vienne
1414-1418 Concile de Constance
1431-1445 Concil de Bâle-Ferrare-Florence
1512-1517 Concile de Latran V
1545-1563 Concile de Trente
1869-1870 Concile de Vatican I
1962-1965 Concil de Vatican II

Les vingt et un conciles œcuméniques de l'histoire chrétienne.

2 LES HUIT PREMIERS CONCILES

Les huit conciles se tinrent en Orient. Ils furent convoqués par l'empereur avec l'accord ou à la demande du pape.

2. 1 Les quatre premiers conciles

Les quatre premiers conciles de l'Église chrétienne sont reconnus par les catholiques, les orthodoxes, les protestants et les anglicans. Ils constituent le fondement de la foi chrétienne.

Si l'on parle parfois de « concile de Jérusalem » comme premier concile de l'histoire chrétienne pour désigner le rassemblement des apôtres et des « anciens » autour de Pierre et Jacques pour déterminer le rapport du christianisme naissant au judaïsme et à ses prescriptions (Actes des Apôtres, XV, 2-29), le premier concile au sens propre du terme fut le concile de Nicée I convoqué en 325 après la reconnaissance de l'Église par Constantin. Contre Arius, il définit la divinité du Christ. Il établit le symbole de foi (credo) dit symbole de Nicée, et en particulier la consubstantialité du Père et du Fils : le Fils est de même nature que le Père ; il est Dieu lui-même, comme vous voyez ce dogme ne fut défini que lors du concil de nicée , et il n'a rien a voir avec l'enseignement du christ.

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PREMIER CONCILE DE NICÉE

Tenu en 325, ce premier concile œcuménique fut convoqué par Constantin I er , empereur de Rome, pour régler le conflit arien sur l'identité de nature de Jésus-Christ. Sur les 1 800 évêques de l'Empire romain, 318 participèrent au concile.parmi les rsésultats de ce concile on cite :

  • Le symbole de Nicée qui définit le Fils comme consubstantiel au Père, fut adopté comme représentant la position officielle de l'Église sur la divinité du Christ.
  • la célébration de Pâques fut décalée au dimanche qui suit la Pâque juive
  • On donna à l'évêque d'Alexandrie une autorité sur l'Orient semblable à l'autorité quasi patriarcale de Rome mais qui n'était pas, comme il l'a parfois été prétendu, égale à celle du pape. Telle fut l'origine des patriarcats qui apparurent dans l'Église.
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LE CONCILE CONSTANTINOPLE I (381)

Deuxième concile œcuménique de l'Église, il fut convoqué par Théodose I er , empereur romain. Les cent cinquante évêques présents au concile , les principaux resultats de ce concile furent :

  • Condannation à hérésie de plusieurs sectes religieuses, notamment les ariens et les manichéens
  • réaffirmation des résolutions adoptées au concile Nicée I (325).
  • définition du Saint-Esprit comme étant consubstantiel au Père et au Fils
  • Inventionde la Trinité composée du pere du fils et du saint esprit ..
  • proclamation que l'évêque de Constantinople venait en second après l'évêque de Rome dans l'ordre des préséances.

Le concile d'Éphèse,

Éphèse, concile d' (431), troisième concile œcuménique de l'Église chrétienne, qui s'est tenu à Éphèse (aujourd'hui en Turquie). Cette assemblée était présidée par Théodose II, empereur d'Orient, et Valentinien III, empereur romain, pour résoudre la controverse suscitée par la doctrine hérétique du nestorianisme .

Nestorius , né à Germanica Cesare (aujourd'hui Kahramanmaras en Turquie) vers 380, patriarche de Constantinople,a refusé de reconnaître le titre de « mère de Dieu » à Marie, mère de Jésus-Christ. Les adeptes de la doctrine de Nestorius :

  • les néstoriens insistent sur la double nature du Christ, humaine et divine 
  • les néstoriens envisagent le Christ comme deux personnes réellement séparées, l'une divine et l'autre humaine, qui agissent en accord l'une avec l'autre.
  • ils considèrent Marie comme la mère de l'homme Jésus et non du Fils de Dieu.

Cette doctrine s'oppose à la doctrine de l'Eglise, qui affirme que le Christ est une seule et même personne, à la fois Dieu et homme.

Sous la direction de saint Cyrille, patriarche d'Alexandrie, le concile démet Nestorius de ses fonctions et condamne sa doctrine. Il déclare que Jésus-Christ est vrai Dieu et vrai homme, qui a deux natures (l'une humaine et l'autre divine) réunies en une seule personne. Par extension, le concile approuve le titre de « mère de Dieu » (en grec theotokos, « qui porte un Dieu ») accordé à Marie.

Le concile de Chalcédoine

Chalcédoine, concile de , quatrième concile œcuménique , réuni en 451 par l'empereur d'Orient Marcien sur l'ordre du pape Léon I er , pour annuler les décisions du prétendu faux synode d'Éphèse et mettre un terme à la controverse eutychienne. Quelque six cents évêques participèrent aux dix-sept sessions qui se sont tenues entre le 8 octobre et le 1 er  novembre.

Le concile condamna l'eutychianisme (soutenu par le faux synode), également appelé monophysisme , doctrine selon laquelle Jésus-Christ n'aurait possédé qu'une seule nature, divine, et n'aurait pas de nature humaine. La définition chalcédonienne, fondée sur la formulation du pape Léon dans son Tome à Flavien, évêque de Constantinople, et les lettres synodales de saint Cyril d'Alexandrie à Nestor, affirma que le Christ possédait une nature à la fois divine et humaine, inséparables en Lui.

les Églises protestantes et l'Église anglicane ne reconnaissent que les quatre premiers conciles.

2. 2 De Constantinople II (553) à Constantinople IV (870)

LE CONCILE CONSTANTINOPLE II (553)

Cinquième concile œcuménique de l'Église, il fut convoqué par l'empereur byzantin Justinien I er pour étudier les Trois Chapitres, nom donné à trois ouvrages de théologiens grecs, Théodore de Mopsueste, Théodoret de Cyr et Ibas d'Édesse. Ces écrits avaient été approuvés par le concile œcuménique Chalcédoine IV, en 451. Le concile de 553 condamna les Trois Chapitres et jeta l'anathème sur leurs auteurs,.

LE CONCILE CONSTANTINOPLE III (680)

Sixième concil  œcuménique, il se réunit à la demande de Constantin IV, empereur byzantin (668-685), pour condamner le monothélisme, une doctrine qui prétendait que Jésus-Christ n'avait qu'une seule volonté, la volonté divine, même s'il avait deux natures (humaine et divine).

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SECOND CONCILE DE NICÉE

Tenu en 787, le second concile de Nicée fut le septième concile œcuménique. Convoqué par Irène, impératrice d'Orient, il attira 350 évêques, byzantins pour la plupart. Malgré les virulentes objections des iconoclastes, le concile reconnut le bien-fondé de la vénération des images et ordonna leur rétablissement dans toutes les églises de l'Empire romain. La crise iconoclaste suscita pendant plus d'un siècle (726-843) des vagues successives de violence et de persécutions au sein de l'Église byzantine. Elle opposait deux conceptions théologiques à propos des images du Christ : selon les iconoclastes (en grec : « ceux qui brisent les images », c'est-à-dire les icônes du Christ, de la Vierge et des saints), les images étaient nécessairement hérétiques puisqu'elles séparaient ou confondaient les deux natures humaine et divine du Sauveur ; selon les iconodules, les icônes étaient des signes visibles de la sanctification de la matière rendue possible par l'incarnation du Christ.

LE CONCILE CONSTANTINOPLE IV (691)

Il fut convoqué par Justinien II, empereur byzantin qui régna deux fois (685-695 et 705-711), pour imposer à l'Église un code législatif. Ce code fit partie ensuite du droit canon de l'Église orthodoxe, mais fut rejeté par l'Église en Occident. Ce concile de 691 était considéré en Orient comme une suite aux conciles œcuméniques précédents (le cinquième et le sixième) et prit donc le nom de synode Quinisexte (« cinquième-sixième » en latin). Ce concile est aussi parfois appelé le synode Trullo parce qu'il se réunissait dans le trullum (« dôme ») du palais de l'empereur.

3 LES CONCILES D'APRÈS LE SCHISME DE 1054

Le concile de Latran I, en 1123, s'efforça de lutter contre la simonie (trafic des fonctions ecclésiastiques et des actes du culte), contre le nicolaïsme (mariage et concubinage des prêtres), contre l'inféodation (aliénation de biens d'Église à une autorité) et contre l'investiture laïque (nomination des évêques et des abbés par les rois).

Le concile de Latran II, en 1139, lutta à nouveau contre le nicolaïsme.

Le concile de Latran III, en 1179, vit la condamnation des cathares. Les cathares étaient des descendants d'une ancienne tradition dualiste. Selon eux, deux puissances ou principes se livrent une lutte implacable dans le monde : d'un côté, le Bien d'où procède tout ce qui est lumière et esprit, de l'autre, le Mal d'où vient tout ce qui est matière. Pour se libérer du mal, il faut se libérer du monde, en particulier du corps. Le concile de Latran III mena également une réflexion sur le mode d'élection des papes.

Le concile de Latran IV, en 1215, prolongea la lutte contre les hérésies, notamment contre les cathares. Il mit également au point une discipline des sacrements.

Le concile de Lyon I, en 1245, effectua la déposition de l'empereur Frédéric II. Ce concile s'inscrivit dans la lutte entre la papauté et le Saint Empire romain germanique. Avec l'empereur germanique Frédéric II, le pape eut à se mesurer à un adversaire redoutable par son intelligence et son cynisme. Après le concile, les empereurs abandonnèrent la prétention au caractère sacré qu'Othon et ses successeurs, fascinés par Charlemagne, avaient constamment ambitionné de se voir reconnaître. Le concile demanda également que soit défendue la Terre sainte.

Le concile de Lyon, en 1274, fut un concile d'union entre l'Église catholique latine et l'Église grecque.

Le concile de Vienne, en 1311-1312, vit la suppression de l'ordre des Templiers, opéra la réforme des ordres mendiants et procéda à la condamnation des spirituels franciscains.

Le concile de Constance, en 1414-1418, mit fin au schisme d'Occident et déposa le pape Grégoire XII et l'antipape Jean XXIII. Ce concile déclara avoir pleine autorité pour vivre sans le pape. Il professa qu'il tenait cette autorité du Christ et qu'il disposait d'une juridiction universelle, y compris sur le pape en matière de foi.

Le concile de Bâle-Ferrare-Florence qui se tint entre 1431 et 1445 proclama que le concile est au-dessus du pape et travailla à l'union avec les Églises d'Orient.

Le concile de Latran V se tint de 1512 à 1517. Il procéda à la condamnation des thèses conciliaristes : le pape fut reconnu comme l'autorité première dans l'Église. Un concordat fut signé avec François I er .

4 APRÈS LA RÉFORME

Le concile de Trente, qui se tint entre 1545 et 1563 fut le concile de la réforme catholique, dite Contre-Réforme, par opposition à la Réforme protestante. Il dura vingt-deux ans et fut divisé en trois périodes.

  • La première dura quinze ans. Elle étudia essentiellement des questions théologiques. Parmi les nombreux décrets, nous retenons un décret sur le péché originel, un décret sur la justification, un décret sur les sacrements. Le concile fut transféré à Bologne pour échapper à l'influence trop pressante de Charles Quint.
  • La deuxième session dura un an. Elle rédigea deux décrets : un décret sur l'eucharistie et une doctrine sur la pénitence et l'extrême onction. Le concile s'interrompit au moment de la paix d'Augsbourg (1555). Cette paix mit fin à la lutte entre l'empereur d'Allemagne et les princes protestants.
  • La troisième période dura un an. Elle réfléchit essentiellement à la question des sacrements. Nous retenons une doctrine sur la messe, une doctrine du sacrement de mariage, un décret sur la vénération des saints.

Le concile de Vatican I, en 1869 et 1870, procéda à l'adaptation de la législation ecclésiastique datant du concile de Trente. Il réfléchit au lien entre raison et foi et condamna le rationalisme tout comme le fidéisme. Il s'efforça également de lutter contre la modernité. Il proclama le dogme de l'infaillibilité pontificale dans la constitution conciliaire « Pastor aeternus » du 18 juillet 1870. Les évêques opposants à cette constitution, dont Mgr Dupanloup, avaient quitté Rome pour ne pas la voter. La guerre franco-allemande de 1870 arrêta le concile.

Le concile de Vatican II entre 1962 et 1965 fut le concile du renouveau (en italien aggiornamento : mise à jour) de l'Église catholique. Il dura trois ans et se divisa en quatre sessions.

Le pape Jean XXIII l'ouvrit le 11 octobre 1962.

  • La première session fut un temps de travail qui se termina avec la mort de Jean XXIII le 3 juin 1963.
  • La deuxième session se tint de septembre à décembre 1963. Elle rédigea le décret sur la liturgie.
  • La troisième session termina la constitution dogmatique sur l'Église, Lumen Gentium, discuta de la question de la liberté religieuse et du lien avec le judaïsme. Un « décret sur l'œcuménisme », Unitatis Redingratio fut voté à une large majorité. La quatrième session de 1965 publia le « décret sur la liberté religieuse », Dignitatis humanae, et un « décret sur les religions non chrétiennes », Nostra aetate. Selon le concile, la foi repose sur des actes intérieurs que nul ne peut contraindre. La dignité humaine fonde la liberté religieuse. Une minorité d'évêques dirigée par Mgr Lefebvre s'opposa à ce décret. Voir aussi Conciliaire, théorie.